Mode, art, ciné, culture : mes trouvailles de la semaine #126

Publié le 19 février 2017 par Marine Escurier @marineescurier

Leslie Moquin est une photographe française, diplômée de l’école d’Arles, et exposée en ce moment même au 104 lors de l’expo Circulations (remember : Elsa et Johanna des trouvailles de la semaine dernière y sont aussi). Son travail au Kurdistan essaye de donner une vision du pays différente de celles des médias, en s’intéressant aux bouleversements économiques que ce pays en plein boom démographique fait face.

Devinez qui a fait son grand retour à minuit ? Lana del Rey ! Absente depuis deux ans des ondes après Honeymoon et autres High by the Beach, la plus mélancolique des divas américaines a décidé de reprendre le chemin des studios pour nous préparer un album disponible courant 2017. Son premier extrait, le bien nommé Love, nous montre que la chanteuse n’a rien perdu de son spleen et de sa voix langoureuse. Vite le clip, vite la suite.

Eva et Adèle, c’est ce duo d’artistes qui de tous les vernissages et soirées depuis plus de 25 ans. Et pour cause ! Le travail de ces artistes est justement de questionner le rôle de l’artiste dans sa représentation courante. En « créant l’événement dans l’événement », chacune de leurs apparitions est une performance préalablement étudiée et mise en scène. Leurs tenues et de nombreuses photos et projets sont actuellement à découvrir au Musée d’Art Moderne.

Berlin Street Graphics est un compte instragam initié par Patrick Thomas, qui répertorie tous les signes typographiques croisées dans la rue par l’auteur. À la fois source d’inspiration infinie, réflexion sur la place du signe dans l’espace public et sur les petits détails qui peuvent rendre une affiche unique, ce compte est une pépite pour les graphistes.

American Honey est un film d’Andrea Arnold, sorti en 2016.

Star, jeune femme vivant au sein d’une famille dysfonctionnelle décide sur un coup de tête de partir avec une bande jeunes en minibus, qui sillonnent l’Amérique pour vendre des magazines.

Entre douce utopie, et terribles désillusions, ce road-trip indé, Prix du Jury à Cannes nous emmène sur les routes d’une Amérique simple et peu accueillante envers ces kids qu’elle a laissé tomber. De cette bande de jeunes white-trash se dégagent une énergie folle qui rythme le long métrage (2h43 !) au gré de l’éternel voyage de cette troupe, dans un esprit définitivement On the Road, à la Kerouac. Entraînée par une bande-son explosive, le film est un parfait mélange entre les univers de Larry Clarke et Harmony Korine. Un bon Live Fast Die Young en somme.