Réflexions : les magazines féminins

icĂ´nne

Bonjour !

Aujourd’hui j’avais envie de faire un article qui sort un peu de ce qu’on peut trouver sur le blog. Je ne dirais pas que c’est un coup de gueule, car ce n’est absolument pas ma motivation, mais plutôt une réflexion, une prise de recul sur certaines choses, et moi entre autre.

Comme vous l’avez vu dans le titre, je vais ici parler des magazines féminins et de leurs paradoxes parfois risibles et parfois néfastes. Cette réflexion m’est venu après la lecture du livre Icônne de la youtubeuse Natoo. N’étant pas une accro de youtube, je ne savais même pas qu’elle avait sorti un livre, et c’est ma soeur qui est fan, qui la commandé et ma conseillé de le lire.

Parodie d’un magazine féminin, Icônne joue la carte à fond et détourne absolument tout, des pubs aux reportages lifestyle, en passant par les séries mode. Pour le déconnage et les trouvailles vraiment géniales, on peut dire bravo, il y a un énorme boulot. Mais si comme moi, vous lisez régulièrement la presse féminine depuis des années, alors on ne peut passer à côté de la cynique vérité que nous plaque le bouquin à la figure.

Tendances hipster aussi vite démodées, conseils beautés à foison, (pour au final retrouver les mêmes trois numéros plus tard) ou astuces pour maigrir improbables, en relisant plusieurs numéros à la suite, les pages se suivent et se ressemblent, un peu.

C’est vrai, je respecte énormément le travail fourni pour la rédaction d’un numéro, mais parfois, et bien on se sent plus découragée que pleine d’énergie et d’idées, comme on serait supposée l’être après lecture. Des fois, j’ai tout simplement l’impression de vivre une vie par procuration à travers ces magazines, ok c’est peut-être exagéré, mais vraiment, l’impression de ne pas vivre au bon endroit pour la géniale expo trop underground, de ne pas manger les bonnes choses pour ma super détox d’hiver, ou de ne pas m’habiller assez « summer 2015″.

Un peu de recul que diable ! C’est vrai que les magazines ne sont pas là pour nous dicter au pied et à la lettre les do or don’t, mais tout de même, cette vie rêvée qu’on nous prétend faire goĂťter est tout simplement impossible à réaliser. Non, je ne vais pas me lever à six heures du mat’ pour faire une heure de yoga pilates, non je ne boirait pas de smoothie au chou kale avant de me mettre de l’eau de rose sur le visage et un gel crème hydratant matifiant, pour partir de chez moi tout sourire, non sans mes louboutins.

Et même si je le voulais je n’y arriverais pas, parce qu’il y aurait toujours quelque chose de plus branché, de plus tendance que je ne ferais pas, au risque d’être « so 2014″.

Je ne sais pas s’il y a vraiment des gens qui vivent comme cela, s’il y a une recette miracle ou quoi, mais moi je n’y arrive pas, et parfois je me sens coupable. « Ne te laisse pas prendre la dedans, c’est un monde superficiel, ces gens ne sont pas comme nous », oui mais moi j’adore quand même lire ces magazines, réfléchir sur des articles de fond ultra intéressants, trouver des bons plans ou m’informer sur les nouveautés culturelles, tout n’est pas à jeter, loin de là.

Seulement, ce monde de la mode que j’adore tant y apparaît surfait et instable, à être dégoĂťté de vouloir y poser les pieds. Moi qui regarde les yeux grand ouverts les défilés, je ne suis pas naĂŻve pour autant, sur l’épuisant rythme  imposé par les Fashion Week. Et pourtant, je sais qu’il y a des gens formidables et passionnées qui bossent chaque jour pour rendre la mode un peu plus magique qu’elle ne l’est, et j’espère simplement que ces personnes ne vont pas s’épuiser, à force des diktats imposés, et continuer leur boulot avec recul pour ne pas se laisser happer.

Comme le dirait Natoo, « chère presse féminine, ce n’est pas parce que je te parodie que je te déteste » , moi non plus je ne te détestes pas, loin de là, mais parfois la futilité de certains articles m’épuise, ce besoin d’être au top tout le temps, à la pointe de tout, me fait parfois rêver et parfois déprimer. Toi aussi tu le sais bien, cette vie que tu nous vends est impossible, et tu n’es là que pour nous inspirer, mais parfois, tu es simplement trop premier degré, au risque d’agacer les uns et de te faire moquer par les autres.

Voilà c’était tout pour aujourd’hui, je vous embrasse.


wallpaper-1019588
CINÉMA : Transformers : Rise Of The Beats
wallpaper-1019588
Se faire livrer par un chef de cuisine, ça vous dit ?
wallpaper-1019588
Hôtel à Anglet : Le Belambra
wallpaper-1019588
Événement : Le Trophée des chiens héros de la centrale canine