Mon premier accouchement – Partie 1/2

A force de lire et d’écouter des femmes qui racontent leur accouchement, j’ai envie de me lancer à mon tour. Je vais commencer dans l’ordre et partager avec vous l’accouchement de mon premier enfant, il y a 8 ans et demi.

Après notre mariage en septembre 2010, le désir d’enfant m’est venu – il était déjà présent chez mon mari. Quelques mois après je suis tombée enceinte : nous avons eu la chance de ne pas rencontrer de problèmes du point de vue fertilité.

La grossesse s’est très bien déroulée, sans maux particuliers et avec une prise de poids minime malgré un appétit croissant. J’ai pris 7,5 kilos, mais j’ai totalement arrêté le sport dès le début, donc il y a eu une fonte des muscles, ça joue sur la balance.

La date d’accouchement

La DPA (date prévue d’accouchement) était pour le 9 janvier 2012, mais je voulais accoucher avant. Je n’avais pas envie (pour lui) que son anniversaire soit tout début janvier. Je me suis conditionnée pour une date d’accouchement : je voulais éviter début décembre et le 24 décembre car c’est l’anniversaire de mon mari. J’avais envie qu’il naisse une semaine avant Noël. Mais je voulais que mon mari soit à mes côtés; donc plutôt le week-end. De plus il avait un jour important au travail, le vendredi 16 décembre. Le samedi 17 décembre semblait donc idéal.

Les prémices

Mon mari est rentré tard du travail le vendredi 16 décembre, et j’ai commencé à avoir des contractions plus rapprochées. J’ai eu des contractions tôt durant ma grossesse, dès le 5e mois. Mais il s’agissait des contractions de Braxton-Hicks qui n’avaient pas de conséquences sur le col de l’utérus. En revanche, j’étais à chaque fois un peux anxieuse car j’avais, malgré tout, toujours peur qu’elles aient une incidence. J’avais en réalité simplement un « utérus contractile« .

Durant la nuit les contractions ont continué, mais sans douleur particulière. En revanche vers 5h du matin j’ai senti un liquide transparent couler légèrement : le liquide amniotique. Il y en avait peu mais cela nous a incités à nous rendre à la maternité car si la poche des eaux se fissure il y a un risque d’infection. J’ai pris une douche tranquillement (pas de bain, toujours pour éviter une infection) puis nous sommes donc partis en voiture à la maternité qui n’était pas loin. Il s’agissait de l’hôpital privé d’Antony et nous habitions alors à Sceaux. Je me sentais sereine, mon mari moins.

L’arrivée à la maternité

En arrivant nous nous sommes rendus dans le couloir d’attente des urgences, et la gynécologue qui me suivait est passée par là. Je précise que je n’ai jamais trop accroché avec elle, elle était assez sèche et n’avait jamais un mot gentil, mais je n’avais pas vraiment d’éléments de comparaison.

Que faites-vous là ?

– Je viens accoucher a priori.

Elle semblait circonspecte et j’avais en effet l’air détendu et serein, ce qui est rarement compatible avec de vraies contractions de travail. J’avais apporté ma trousse de maquillage et en avais profité pour me maquiller. C’était un élément important pour moi, je voulais me sentir bien pour vivre ce moment et accueillir le bébé.

Une sage-femme m’a fait entrer dans une petite pièce, m’a examinée et m’a confirmé la fissure de la poche des eaux. Mais l’examen en a provoqué la rupture ! Il fallait donc que je reste à l’hôpital pour y accoucher dans les heures qui suivaient.

Le bébé était très haut, le col long et fermé.

L’attente

La sage-femme m’a dit qu’il fallait que le bébé descende afin d’appuyer sur le col. Son conseil (qui est le conseil récurrent dans ces cas-là) était de marcher et de monter les escaliers. Après avoir monté et descendu je ne sais combien de fois les escaliers de l’hôpital, nous avons vite ressenti une forme de lassitude. Je n’avais toujours pas de contractions douloureuses et je sentais que ça n’avançait pas. Je sentais bien le bébé bouger en revanche puisqu’il n’avait plus de liquide ! Je culpabilisais un peu d’être là car moi j’avais envie d’accoucher à cette date, mais lui serait bien resté un peu plus.

Nous avons bravé l’interdit et sommes sortis de l’hôpital pour nous promener dans le centre d’Antony. Nous sommes allés chez Monoprix et avons acheté un joli pull irlandais à mon mari, ainsi qu’une cuillère pour que je mange le yaourt dont j’avais envie. Pourquoi vous raconter ces détails ? Tout simplement parce que j’étais très attachée à ce pull et il m’a rappelé la naissance de notre premier enfant à chaque fois que mon mari le portait. La cuillère est devenue la cuillère fétiche de Solal !

Ensuite vient mon moment favori : nous sommes allés dans une bijouterie pour que mon mari m’offre un cadeau pour la naissance de Solal, que j’avais repéré quelques jours avant. Il s’agissait d’un bracelet en or blanc, avec un trèfle en petits diamants. Je me revois l’essayer, et me dire que la vendeuse ne se doutait pas de mon accouchement imminent. Depuis 8 ans et demi, ce bracelet symbolique ne quitte pas mon poignet.

C’était une belle journée d’hiver, au ciel alternant entre gris et bleu. J’étais pleine de sérénité, mais aussi d’enthousiasme et de curiosité.

Le déclenchement

De retour à la maternité, on a constaté que le col n’avait quasiment pas bougé. Il a donc été décidé que les contractions seraient provoquées. On m’a mis un tampon de prostaglandines. Ca a bien fonctionné et les contractions sont arrivées. Mon mari surveillait le monitoring et voyait les pics de contractions augmenter en intensité et en fréquence. Je ressentais de la douleur et avais envie de me tortiller, mais allongée et sanglée avec le monitoring, ce n’était pas évident. Pour avoir pu comparer, je confirme que les contractions déclenchées sont plus désagréables que les naturelles.

L’anesthésiste

Quand le col a été suffisamment ouvert (il me semble que j’étais à 5), on m’a proposé la péridurale. J’en voulais une à tout prix. La possibilité d‘éviter la douleur de l’accouchement nous était donnée, pourquoi la refuser ? Le rendez-vous avec l’anesthésiste m’avait convaincue, ça me semblait simple et efficace et je n’avais pas peur des risques, extrêmement minimes a priori.

Lorsque l’anesthésiste est entré dans la salle, c’était comme si le messie arrivait. Il s’agissait d’un homme petit, un peu rond, typé, aux yeux rieurs. Je me suis immédiatement sentie en confiance, et surtout j’ai eu un sentiment étrange : l’impression de le connaître.

Il m’a parfaitement expliqué les gestes qu’il allait effectuer, la posture que je devais adopter (le fameux dos rond, épaules rentrées). La péridurale a été posée très rapidement, d’un geste sûr. Elle avait été pas mal dosée car je commençais à souffrir beaucoup avec les contractions provoquées.

NB : Dans les hôpitaux privés il faut payer un supplément de plusieurs centaines d’euros pour avoir l’intervention de l’anesthésiste. Il s’agit d’anesthésistes expérimentés. 

Quand il est sorti de la salle, j’ai dit à mon mari

C’est fou j’ai l’impression de le connaître.

Mary Poppins

Mais il faut savoir que j’ai beaucoup de mal à reconnaître les visages que je vois rarement. Je n’en suis pas à la véritable prosopagnosie mais ça s’en rapproche. Dans ma famille nous y sommes tous sujets, donc nous passons souvent pour des gens hautains (d’autant que nous sommes très réservés) alors que nous ne reconnaissons tout simplement pas les gens que nous croisons.

je savais que je le connaissais et ça m’est revenu d’un coup : c’était l’ex petit-ami d’une copine d’université. Je l’avais vu quelques fois, mais notre dernière soirée passée ensemble était un anniversaire déguisé. Il était en pirate et moi en Mary Poppins ! Pas évident de nous reconnaître dans un tout autre contexte. A ce moment-là, il a frappé, est entré à nouveau dans la salle en me disant :

Karine, tu es l’amie de Magali non ?

Il avait vérifié mon nom… c’était bien lui.

Je me suis donc sentie encore plus confiante et sereine.

Au bout de quelques minutes j’ai senti l’anesthésie faire effet et je me sentais merveilleusement bien… Plus aucune douleur, une impression de détente totale, la sensation d’être sur un nuage et j’ai commencé à m’endormir, le sourire aux lèvres. Je n’arrivais pas à lutter contre le sommeil. Je précise que c’était ma première véritable anesthésie. Jusque là je n’avais eu que l’anesthésie locale pour mon opération des dents de sagesse. J’avais voulu que cette dernière se fasse en deux fois pour éviter une anesthésie générale qui m’a toujours fait peur.

Mais ma félicité a été de courte durée : les capteurs ont commencé à sonner dans tous les sens, les battement du coeur du bébé ont nettement diminué. Une sage-femme est entrée en catastrophe.

… Je vous dis à demain pour la suite de mon récit.

Voir aussi:

Ce que personne ne vous dit sur la périduraleJ'ai testé : le coffret photos de naissance BabyvistaMilan en tenues d'été La Halle

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